Publikation Soziale Bewegungen / Organisierung Piliers programmatiques sur le chemin vers un nouveau Parti de Gauche en Allemagne

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Juli 2008

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Deuxième ébauche – soumise par le groupe paritaire programmatique mis en place par les exécutifs du Parti de Gauche.PDS et le Parti de Gauche.WASG

Les membres du groupe programmatique sont : Joachim Bischoff (Parti de Gauche.WASG), Michael Brie (Parti de Gauche.PDS), Wolfgang Gehrcke (Parti de Gauche.PDS), Bernd Ihme (Parti de Gauche.PDS), Dieter Klein (Parti de Gauche.PDS), Ralf Krämer (Parti de Gauche.WASG), Konstanze Kriese (Parti de Gauche.PDS), Julia Müller (Parti de Gauche.WASG), Katina Schubert (Parti de Gauche.PDS), Axel Troost (Parti de Gauche.WASG), Janine Wissler (Parti de Gauche.WASG). Le document se base sur les points piliers programmatiques No. 1 présentés en février 2006 et a été fondamentalement révisé prenant en compte la multitude des positions présentées depuis ce temps.

I- En commun pour une autre politique

La République Fédérale d’Allemagne est un pays riche. Pourtant la participation à la richesse sociale et les chances de vie est inégalement distribuée. Néanmoins il y a des possibilités nouvelles et accrues aussi pour une vie en justice, en démocratie et en paix. Des processus destructives sont la conséquence d’un pouvoir du capital hautement concentré, résultent de la nouvelle prééminence des marchés financiers internationaux et de la transition des pouvoirs d’une politique d’un capitalisme réglé par l’État social à une politique néolibérale et radicale de mise sur le marché.

Notre société est marquée comme beaucoup d’autres au monde par le chômage de masse, par des divisions économiques et culturelles. Notre alternative aux destructions d’un capitalisme déchaîné est le renouveau solidaire et une forme conséquente, démocratique pour la société. La destruction de la nature prend des dimensions de plus en plus menaçantes. La guerre est redevenue un moyen de la politique. La politique impériale et le fondamentalisme se renforcent mutuellement.

Nous nous opposons à un tel développement. Nous comprenons la diversité des projets de vie en tant que force sociale, dont il faut garantir la base collectivement par la sécurité matérielle et sociale. Nous nous opposons de cette façon à une politique du « demander et encourager », qui voudrait le faire apparaître comme si les mauvais tours de la société ne sont que des problèmes individuelles. Un changement de politique fondamental pour une société socialement plus juste demande des réponses qui combinent l’ancienne idée de la solidarité avec les nouveaux défis. En vue du déchaînement et de la dérégulation dans le capitalisme contemporain, nous nous engageons pour un nouveau départ de transformation sociale, qui montre au-delà du capitalisme et le dépasse.

La possibilité d’un dépassement des mauvais développements et des divisions sociales nous la voyons dans une démocratisation compréhensive de tous les secteurs de la vie. Surtout la démocratisation de l’économie demande un débat ample, comment la force de disposition sur toutes les formes de la propriété peut être soumis à des critères sociaux. Dans ce contexte nous voulons clarifier comment la propriété publique en tant que fondement d’une politique démocratique et les services existentiels peuvent être organisés et utilisés de façon sociale et efficace en même temps.

Le Parti commun de Gauche veut faire d’un tel changement de direction son objectif stratégique. A cette fin nous avons besoin d’une confrontation critique et solidaire avec l’histoire de la pratique de gauche en RDA et en RFA. Nous nous plaçons consciemment dans les traditions de l’âge des lumières et du socialisme démocratique, des grands mouvements d’émancipation des ouvriers et des ouvrières et du mouvement des femmes, du mouvement de l’environnement et du anti-nucléaire et des mouvements contre les répressions par l’État et pour la réalisation des droits fondamentaux et de liberté pour tous. Nous nous mettons en ligne avec l’engagement de tous ceux qui ont lutté contre le fascisme et ses causes. Notre  reconnaissance est due aux efforts d’une limitation du capitalisme par l’État social et de providence de même qu’aux tentatives d’un dépassement des relations capitalistes de propriété et de domination. Nous allons maintenir et explorer les traditions, expériences et compétences différentes de toutes les forces qui ensemble forment notre parti.

Nous avons appris de l’histoire : le respect des dissidents est la condition de la libération. Nous rejetons toute forme de dictature et condamnons le Stalinisme en tant qu’abus criminel du socialisme. Liberté et égalité, socialisme et démocratie, droits de l’homme et justice pour nous sont indivisibles.

Ensemble nous voulons former un parti, comme il n’existe pas encore en Allemagne – unissant les gens de gauche, démocratique et social, féministe et anti-patriarchique, ouvert et pluraliste, combatif et tolérant, anti-raciste et anti-fasciste, poursuivant une politique de paix conséquente. Nous sommes une partie de la Gauche européenne. Nous faisons partie des mouvements partout sur cette terre qui luttent : Un autre monde est possible.

II- Un autre monde est nécessaire

Dans les années soixante et soixante-dix du 20e siècle, il se développa une crise mondiale, surtout économique. Les taux de croissance des économies planifiées dinosaures du socialisme d’État tombèrent rapidement. La crise pétrolière marqua une récession de l’économie mondiale capitaliste. Le développement de rattrapage du sud, qui avait commencé avec tant d’espoir avec la décolonisation, était régressif dans de larges régions. En même temps, des mouvements se développaient pour plus de liberté, de solidarité et de démocratie. Ils étaient combattus par les pouvoirs, et dans le cas du printemps de Prague et du gouvernement de front populaire chilien sous Salvador Allende, ils furent même réprimés à force d’armes. Les pays capitalistes cherchèrent le chemin de sortie de la crise dans le néolibéralisme, dans le rejet des « chaînes néolibérales ». Lorsque avec le collapse de l’Union Soviétique, le plus grand contrepoids avait disparu, les tendances destructives du marché incontrôlé pouvaient s’épanouir sans restreinte. Aujourd’hui les compagnies transnationales et les marchés de capitaux et de finances toujours davantage marquent le développement social.

Le néolibéralisme entre dans le nom de plus de liberté, mais des espaces de liberté toujours nouveaux sont soumis à l’utilisation par le capital. Les pouvoirs du néolibéralisme demandent moins de marché et réduisent l’État social au profit d’un État répressif compétitif. Ils se réclament de la démocratie et imposent la faiblesse des syndicats et d’autres organisations et mouvements démocratiques. Ils poursuivent une politique asociale de privatisation, de dérégulation et de subordination de toutes les sphères de vie sous les marchés. Ils déclenchent de nouvelles guerres impériales et rendent tous les jours plus aigus les dangers de terrorisme. Au lieu d’encourager l’égalité des chances, ils ne font que creuser le fossé entre le haut et le bas. De secteurs à bas salaires s’étendent. Des profits en hausse vont de pair avec le chômage de masse. Des larges parties de la population tournent leur dos à la formation de l’opinion démocratique.

Une contradiction devient de plus en plus grande : D’un côté productivité, état d’éducation, capacité de performance économique et technologique, division de travail internationale, émancipation des femmes et développement de l’individualité sont plus progressives que jamais. Il est devenu possible de vaincre pauvreté, faim, bidonvilles, analphabétisme et beaucoup de maladies. Les divisions typiques de travaux entre les gendres et les attitudes de patriarcat profondément engravés deviennent démodées. Avec moins de temps de travail et sous des conditions humaines et compatibles avec l’écologie une meilleure satisfaction des besoins humains peut être obtenue. Une relation profondément nouvelle avec la nature est possible. Un développement global solidaire de tous les peuples et régions en paix, une communauté mondiale des libres et des égaux peut marquer le 21e siècle.

De l’autre côté ces possibilités sont opposées par les structures de domination et de propriété du capitalisme moderne. Au moyen des marchés mondiaux financiers les exigences de rendement du capital opèrent sans frontières et partout au monde. Perte de l’emploi, diminution du salaire réel et des relations d’emplois précaires sont la réalité quotidienne pour beaucoup de gens. La plus grande flexibilité de la production orientée vers les besoins du capital détruit la vie en communauté et en famille. La propriété publique est privatisée et soustraite au dessin politique.  La destruction de la sécurité sociale avance de plus en plus rapidement. En contraste avec un grand nombre d’autres pays, dans notre pays les chemins pour repousser le chômage et la pauvreté ne sont pas entamés.

La division en classes clairement apparente de la société coïncide avec d’autres relations d’oppression : en dépit d’efforts d’égale placement, les privilèges structurels aux hommes ne sont pas encore déracinés. Des gens d’autres origines, couleur de peau, orientation sexuelle et religion sont discriminés. Le racisme et l’anti-sémitisme sont en train d’augmenter.

Le capitalisme mondial accroît la crise de l’environnement. Son économie suit les mouvements de court terme des bourses. Ceci se trouve en contradiction aux cycles de long terme de la nature. Les technologies environnementales sont très hautement développées, mais la reconstruction écologique de l’économie et des modes de vie n’est sérieusement commencée nulle part.

Le capitalisme néolibéral veut dire réduction de démocratie. Dans les fonds financiers internationaux, les compagnies transnationales et dans les organisations supranationales du capitalisme mondial – Organisation Mondiale de Commerce, Fonds Monétaire International, Banque Mondiale etc. – une masse énorme de pouvoir est concentrée. Ils sont soustraits à tout contrôle démocratique. La substance de la démocratie est érodée. Avec la guerre proclamée « contre le terrorisme » une restriction massive de droits fondamentaux est justifiée. L’on ressort avec de moins en moins de scrupules à des méthodes barbares de gouvernement.

La politique impériale sous la conduite des Etats-Unis vise à un monde complètement subordonné à l’utilisation du capital, à la disposition sans entraves sur les matières premières, à l’expansion de sa domination et de ses sphères d’influence. La norme de droit international qui interdit toute guerre d’agression est renoncée. L’OTAN et l’Union Européenne investissent dans des troupes mondiales d’intervention. Au nom d’une croisade contre le terrorisme des milliers de gens innocents perdent leurs vies. Une spirale de la violence produit une préparation toujours nouvelle à des actes de terreurs, des réponses aussi dédaigneuses à leur tour des humains à l’arrogance du pouvoir impérial et aux fossés profonds entre pays riches et pauvres.

III- Notre alternative : Transformation sociale, démocratique et constituante de la paix au lieu de capitalisme déchaîné

Une autre politique est nécessaire et possible. La nouvelle Gauche soumet ses propres réponses aux défis du présent – aux interrelations internationales en expansion, au chômage chronique, à la crise des systèmes de sécurité sociale, à la limitation des ressources et à la possibilité de dévastation écologique de la terre, au changement de la structure d’âge de la société. Nous disputons, qu’il est vraiment indispensable de demander, sous prétexte de potentiels économiques limités, une renonciation à la sécurité existentielle, à l’autodétermination et à une haute qualité de vie.   

La Gauche présente les fondements démocratiques d’une reconstruction compréhensive sociale pour en finir avec la prédominance de l’utilisation du capital sur l’économie et dans la société et pour confronter les défis du présent par un chemin de développement alternatif. C’est un programme de changement de direction de la politique et du renouveau de la démocratie. Nos objectifs sont

  • une démocratisation de la société, qui garantit à tout le monde les mêmes possibilités de co-détermination. Dans ce contexte, il y appartient la lutte contre l’inégalité entre les gendres et contre le racisme, l’anti-Sémitisme et l’extrémisme de droite ;
  • un aménagement social du travail et de l’économie : Au centre se trouve comme avant pour les hommes et les femmes la possibilité de participer à l’activité rémunéré et à son aménagement social. Ceci est la condition et la fondation pour beaucoup d’autres activités ;
  • une démocratie économique, qui sujette toutes les formes de la propriété à des critères sociaux. Dans la propriété publique des institutions de services existentiaux, nous voyons une base inaliénable d’une société solidaire ;
  • une nouvelle solidarité sur la base de services publics modernes, systèmes solidaires d’assurance et de la reconstruction écologique de la société en tant que fondement d’une vie autodéterminée en sécurité ;
  • un ordre international de paix, de sécurité collective et de développement solidaire, auquel contribuera une Union Européenne transformée.

Nous luttons pour une société, qui rend possible égale participation de chacune et de chacun à l’aménagement de la société et aux conditions d’une vie autodéterminée en liberté, en sécurité sociale et en solidarité. Ce qui est nécessaire est la transgression de toutes les relations de propriété et de domination, « dans lesquelles l’homme est un être humilié, asservi, abandonné et dédaigné » (Karl Marx). Le socialisme démocratique pour beaucoup d’entre nous est un processus émancipateur et transformateur, qui commence dans la société d’aujourd’hui et en même temps montre au-delà d’elle.

1) Travail : Autodéterminé et solidaire au lieu de dépendant et en concurrence

Le travail rémunéré se trouve aujourd’hui plus que jamais dans un champ de tension entre l’aspiration à l’autodétermination de l’un côté et l’exploitation et l’insécurité de l’autre. Une partie des relations de travail rémunéré est déterminée par une autonomie grandissante dans le travail. En même temps, il se répand insécurité sociale, chômage de masse, salaires médiocres, dépendance extrême et subordination. Travail à la maison, soins pour le partenaire, travail social continuent d’être exercé surtout par les femmes. La part des migrantes et des migrants dans le travail mal- rémunéré est extrêmement élevée.

Nous aspirons à une société dans laquelle chaque femme et chaque homme peuvent participer dans toutes les formes du travail – travail rémunéré, travail dans des familles et des partenariats, travail volontaire et travail dans le temps libre – et dans laquelle ces travaux sont équitablement distribuées. Nous envisageons cela comme un nouvel état de plein emploi.

Pour obtenir cet objectif d’une nouvelle organisation des chances de vie sociale et de travail, nous nous engageons pour faire reculer le pouvoir des marchés financiers, pour une réduction claire des différences de revenus et de fortunes, pour un élargissement des investissements publics, pour la réappréciation des formes de propriété d’une économie solidaire et pour un système compréhensif de sécurité sociale. Pour le travail salarial, cela veut dire

  • réduction du temps de travail : Nous nous opposons à l’extension des temps de travail et demandons leur réduction graduelle. Au long terme nous proposons une semaine de trente heures, le choix des horaires du travail et la souveraineté de temps en tant que base d’une nouvelle distribution de temps de travail et d’autres formes de travail.  Sur la base de la productivité croissante du travail, cela peut être obtenu sans que les revenus baissent.
  • des nouveaux emplois créées par la reconstruction écologique et sociale, des programmes publiques d’investissement dans l’avenir et la promotion d’innovation technologiques ainsi que l’élargissement correspondant aux besoins des services publiques dans le domaine des soins aux enfants et de l’éducation, la science et la recherche, art et culture ainsi que transport public et d’autres domaines des services existentiels.
  • Des secteurs publics d’emploi publiquement encouragés et aménagés avec des éléments coopératifs, qui satisfont les besoins sociaux, culturels et écologiques, qui sont couverts ni par le marché, ni par le secteur public.
  • Une politique active de l’emploi, qui se concentre sur ceux qui ont des chances particulièrement mauvaises sur le marché du travail. Nous voulons, qu’ils soient offerts, par la concentration de moyens financiers publics et par leur combinaison avec d’autres fonds, des emplois réguliers, à assurance obligatoire, payés en accord avec les tarifs négociés par les syndicats.
  • Une utilisation des gains de productivité afin de payer des plus hauts salaires réels et une réduction du temps de travail.
  • Un salaire légal minimal d’un montant assurant l’existence.
  • L’imposition d’une nouvelle relation de travail normal sur la base de la pleine sécurité sociale de toutes les relations d’emplois et de l’humanisation du travail, de l’autonomie des négociations collectives et de l’application générale des accords collectifs, d’un haut niveau de protection contre le licenciement et des droits forts de co-détermination par tous les employés ainsi que l’ajustement des salaires des femmes à ceux des hommes.
  • Validité des normes sociales de ce pays pour tous ceux et toutes celles travaillant ici au moyen de l’extension de la loi d’envoi à toutes les branches et une réforme fondamentale de la directive européenne sur les services pour empêcher toutes les formes de concurrence de dumping et pour garantir des services orientés vers le bien commun.
  • Contrats publics seulement pour des entreprises qui maintiennent des hauts niveaux sociaux.

2) Économie: Obligée au bien commun de façon durable au lieu de domination par le capital et destruction de l’environnement

La contre-réforme néolibérale a renforcée le pouvoir des marchés financiers, des sociétés transnationales, du contrôle des marchés et des grandes compagnies. 500 compagnies contrôlent la moitié du produit mondial. Dans les centres de pouvoirs du capital financier, l’on décide presque sans contrôle sur les investissements, les emplois et les perspectives de vie de milliards de gens. Le rendement du capital à son tour est devenu la norme de toutes les relations. L’ordre économique de ces jours mène à la compétition pour le salaire le plus bas, à la migration de pauvreté, à la destruction de l’environnement, à des injustices criantes et la misère pour beaucoup de gens.

Pour rendre possible une vie autodéterminée, un travail aménagé de façon sociale et avec sens pour tout le monde, pour introduire une reconstruction écologique, pour renouveler les systèmes sociaux de sécurité et pour rendre possible un développement solidaire au plan mondial, un changement d’orientation fondamentale dans la politique économique et financière est indispensable.

La Gauche s’engage pour le primat de la politique démocratique sur l’économie ainsi que pour une transformation sociale et écologique dans l’Union Européenne. Une politique alternative économique est une politique créatrice. Elle vise à un poids beaucoup plus grand d’une politique d’État social au lieu de son subordination sous les contraintes des marchés. Elle attribue un poids considérable à une politique structurelle, scientifique et technologique à long terme. Elle considère l’action des entrepreneurs orientée vers le profit comme important pour l’innovation et la capacité de performance dans la gestion des entreprises. Mais elle vise à un nouveau cadre socio- écologique pour les mécanismes de marché, car sans co-détermination, sans contre- pouvoir syndical et sans régulation de l’État social, les intérêts privés des entrepreneurs mènent à des mauvais développements à grandes pertes économiques, sociales et écologiques. Pour plus d’investissements et la garantie de l’État social, l’État a besoin d’argent. Seulement des riches peuvent se permettre un État pauvre. Par des revenus plus élevés, l’endettement aussi peut être réduit d’une façon socialement équitable.

Pour l’introduction d’un tournant de l’économie politique nous nous engageons pour

  • des programmes publics d’investissements orienté vers l’avenir et ciblés à promouvoir l’emploi. Les investissements publics doivent être accrus au moins au niveau moyen ouest- européen, c'est-à-dire par 20 à 30 milliards d’Euro par an.
  • Un tournant écologique : Dans ce contexte, il y appartient le passage à l’usage des énergies renouvelables, une réduction de l’emploi d’énergie et une efficacité accrue de l’énergie, un tournant écologique dans le développement du transport et l’empêchement des déchets pour rendre une contribution effective à l’empêchement de la catastrophe climatique et pour nous en sortir du cul de sac des économies d’énergie atomique et fossiles. Nous voulons une extension des cultures écologiques des terres et des forêts et l’encouragement d’un système de territoires de conservation allemands et européens pour maintenir la diversité des espèces. Par le système des impôts et des contributions, des conduites favorables à l’environnement doivent être financièrement récompensées et des conduites nuisibles à l’environnement doivent être puni.
  • Politique juste des impôts : Des compagnies et d’autres entreprises profitables doivent encore une fois payer des taxes clairement plus élevées. Il doit y être levé une taxe sur les fortunes, l’impôt sur les grands héritages doit être élevé. Des lacunes dans la législation fiscale qui avantagent surtout les riches et ceux à hauts revenus doivent être conséquemment fermées et la criminalité économique doit être opposée plus fermement. Nous voulons taxer sans délais pour spéculation des gains de ventes lors des affaires avec titres de valeurs et immobiles. Le taux maximal des impôts sur le revenu doit être accru à au moins 50 pourcents.
  • Le contrôle démocratique des marchés financier et la décentralisation du pouvoir privé économique : Cela demande entre autre la limitation de la spéculation en titres de valeur et en devises, des régulations européennes pour la limitation de transferts de capitaux vers des oasis fiscaux ainsi qu’un raffermissement de la législation contre les cartels.
  • L’encouragement des coopératives et d’autres formes d’économie solidaire.

3) Systèmes sociaux : sécurité et encouragement pour chacun et pour chacune au lieu de contrainte et de division sociale

Démantèlement social, privatisation, chômage, emplois précaires et salaires stagnant ou respectivement en baisse ont mené les systèmes sociaux jusqu’ici dans une crise. Ils ne correspondent plus aux nouvelles biographies et besoins. Les systèmes de sécurité solidaire et l’État social sont une conquête essentielle. Seulement la sécurité sociale basée sur des droits surs rend possible la liberté pour tout le monde, non seulement pour les riches.

Le Parti de Gauche s’engage pour un renouvellement de l’État social et des services publics. La sécurité sociale doit encourager l’épanouissement des personnalités, garantir une protection compréhensive de tous les membres de la société contre les grands risques sociaux, donner une garantie du niveau de vie aux plus âgés, dans le cas d’incapacité de poursuivre un travail rémunéré ou dans le cas de perte d’emploi, éviter la pauvreté et rendre possible l’égale position des gendres et la diversité des modes de vie.

Pour la réalisation de ces tâches nous nous engageons à

  • dépasser les lois Hartz IV
  • démocratiser les systèmes de la sécurité sociale, le renforcement de leurs éléments solidaires et le renouvellement de leur autonomie,
  • aménager de façon égale entre les gendres toutes les contributions et services de la politique sociale,
  • introduire une sécurité existentielle : Celui menacé par la pauvreté doit pouvoir prétendre à une sécurité de base individuelle, financée par la fiscalité et orientée vers les besoins sans devoir craindre des représailles. Des offres de travail convenables doivent respecter les qualifications et être payées sur la base des accords collectifs. Nous continuons à discuter avec des forces diverses sur les propositions pour un revenu de base inconditionnel,
  • une nouvelle politique de pension : Au même pas que les salaires plus élevés, les pensions doivent monter eux aussi. L’assurance légale des pensions doit être transformé dans une assurance des travailleurs et des travailleuses, dans laquelle doivent être inclus graduellement des membres de tous les groupes professionnels. Nous demandons de finalement éliminer les discriminations dans le droit des pensions qui frappent les est- allemands. Nous rejetons l’augmentation de l’âge de l’entrée dans la retraite à plus de 65 ans,
  • une assurance citoyenne solidaire dans le système de la santé : la population toute entière doit être dans une assurance- maladie sociale qui couvre tous les services médicalement indispensables. Toutes les formes de revenus doivent être inclues et les limites sur les contributions doivent être augmentées. Nous voulons rétablir le financement des contributions par les patrons,
  • une réforme structurelle du système de la santé : Des réformes de structures doivent garantir des services médicaux de haute valeur pour tout le monde. Ce qui est urgent, c’est une meilleure coopération entre les médecins, les hôpitaux et tous les fournisseurs de services, l’encouragement de centres de santé, la limitation des profits des compagnies pharmaceutiques par l’introduction d’une liste positive de médicaments, un plus grand poids de la prévention et des soins après traitement et l’amélioration des conditions de travail et la compensation pour le personnel médical et de service ainsi que des droits renforcées des patientes et des patients,
  • le maintien des services communaux public : La prévention publique à l’existence pour l’éducation, la santé, les soins, la culture, pour la mobilité, l’eau, le gaz et l’électricité sont des constituants élémentaires de la sécurité sociale. Pour cette raison nous défendons les services publics et nous nous engageons pour leur extension. Nous voulons éviter la vente à solde d’appartements et de compagnies de services.

4) Politique : Oser plus de démocratie au lieu de politique de « contrainte matérielle » autoritaire

Dans toujours davantage de secteurs de la société nous enregistrons une restriction de droits démocratiques aussi au moyen de l’action des organisations internationales et des institutions européennes. L’ainsi- dite guerre de la terreur est utilisée pour justifier le démantèlement des droits fondamentaux et de liberté. Nous voulons renverser ces tendances.

En tant que gens de Gauche nous demandons que des décisions sur l’ordre économique, politique et culturelle de nos sociétés et de leur développement soient prises de façon démocratique.

Nous posons pour une démocratisation de la démocratie et demandons

  • Un raffermissement des droits individuels : l’action de l’État doit toujours être sujet à contrôle et les individus doivent être protégés de saisies non- justifiées de l’État. Pour cette raison, l’État de droit, avec la garantie des droits d’appel, pour nous est un bien de haute valeur et nous avons besoin d’instances de contrôle indépendantes vis-à-vis des organes de sécurité de l’État. Nous tenons à la division entre police et Armée fédérale et entre police et services secrets. Le droit de déterminer nous-mêmes sur nos propres données et leur emploi, pour nous est inaliénable.
  • La démocratie économique : nous aspirons à la démocratisation du pouvoir de disposition sur toutes les formes de pouvoir économique. Par la co-décision paritaire des employés, de leurs représentants syndicaux ainsi que des régions et des consommateurs, le pouvoir du capital doit être subordonné à des intérêts démocratiques. Nous demandons l’admission légale de grèves politiques.
  • La démocratie de gendres : le degré de démocratie sociale se mesure pour nous par la liberté des femmes de pouvoir réaliser des projets de vie et des orientations différenciées. Pour nous les quotas et la loi d’égale placement pour l’économie privée, l’égale placement des femmes dans les systèmes de sécurité sociale et de santé, salaire égale pour travail égal, extension des installations pour soins d’enfants à plein temps, soins des enfants ainsi qu’un bénéfice aux parents qui poserait des stimules forts pour une répartition à part égale du travail de soin et d’éducation entre les deux parents, sont des revendications centrales. Nous voulons surmonter la division dans des rôles sociales males et femelles. Nous demandons l’élimination du paragraphe 218 du code pénal. Nous luttons contre la violence contre les femmes en renforçant leurs droits, en encourageons une infrastructure compréhensive d’installation de conseil et de protection et en supportant l’organisation autonome des femmes.
  • Un lien étroit entre démocratie parlementaire et directe : pétitions populaires et décisions ainsi que des budgets participatifs doivent rendre possible plus d’influence et de co-détermination des citoyennes et des citoyens.
  • Le renforcement de la co-décision : pour des organisation environnementales, associations de consommateurs, syndicats, associations et d’autres forces de la société civile ainsi que les citoyennes et les citoyens, nous voulons plus de droits démocratiques de planification, de contrôle et d’appel,
  • Des droits égaux : tous les gens vivant et travaillant en Allemagne et en Union Européenne doivent jouir d’égales droits, inclusif du droit de vote. Nous comprenons les différents pays d’origines de la population allemande comme un enrichissement et acceptons l’aménagement de l’intégration de la population immigrée et vivant ici déjà depuis longtemps comme un enrichissement social.
  • Des frontières ouvertes pour les gens en détresse – nous y tenons : Nous nous engageons pour le rétablissement du droit fondamental à l’asile et faisons campagne pour l’harmonisation du droit à l’asile en Europe sur un haut niveau.
  • Le bannissement de l’extrémisme de droite et du néonazisme : Nous allons lutter contre eux, défendre l’espace public contre eux et intensifier le travail d’éducation anti-fasciste. Pour cette raison nous voulons des structures de société civiles contre l’extrémisme de droite, entre autre, en prenant soin, que des initiatives et des équipes de conseil correspondantes reçoivent des moyens publics.

5) Science et éducation, médias et cultures : contribution à l’éclaircissement et à l’émancipation au lieu d’auto- commercialisation

La révolution des technologies d’information et de communication a considérablement accrue les chances pour le libre développement des individus. Le néolibéralisme fait usage de ces nouveaux potentiels et les subordonne à la concurrence de location et à la contrainte à l’auto- commercialisation. Au lieu d’éducation l’on demande du savoir prêt à utiliser sur le marché, l’on apprend pour un avenir incertain, des débats culturels sur les alternatives sont submergés par les stéréotypes du monde des médias et de la publicité. Des idées expérimentateurs et la recherche de base artistique ainsi que de base scientifique sont menacés.

Avec nos alternatives politiques nous voulons sortir l’espace libre créatif de ses niches. Nous aspirons à ce que l’éducation rende possible une vie autonome et libre, que la science et la culture soient des biens démocratiques et obligées à la communauté. A cette fin, il faut dans notre opinion :

  • Un système éducatif de l’État près à la place de résidence et qualifié : Nous nous engageons à réapprécier l’éducation préscolaire, pour une école à plein temps  intégrative de la première à la troisième (du secondaire), un offre étendu de collèges de nuits, d’écoles de musiques et des installations de sports.
  • La conservation et l’extension du système dual d’école professionnelle : c’est là la base d’un offre de place de formation sur tout le territoire, qui a besoin d’un financement par impôts et qui doit permettre un choix ample aux apprenti/es.
  • L’élimination des frais dans le système éducatif : l’éducation pour nous est un bien public, qui à cause de sa signification devrait être accessible sans paiement.
  • La démocratisation des universités : L’influence orientée vers le profit sur les universités et les instituts de technologies doit être repoussée et le financement public doit être étendu. Nous aspirons aux universités à une administration autonome triparitaire. L’accès à tous les degrés d’études doit rester libre. Nous nous engageons pour un renforcement de la recherche de base, pour une relation balancée entre recherche théorique et orientée vers l’application et l’enseignement, pour le démantèlement des structures hiérarchiques et une plus grande autonomie des couches moyennes scientifiques.
  • Une nouvelle direction de la recherche : La recherche scientifique, sur la base de décisions démocratiques, devrait être concentrée sur les problèmes décisifs non- résolus de la société. Nous nous opposons à des patents sur des gênes d’êtres vivants ou des parties d’êtres vivants, en particulier d’hommes ainsi que de logiciels.
  • Liberté culturelle et diversité : la politique de culture et des médias devrait rendre justice à la diversité de porteurs de production culturelle et encourager des institutions publique et sans orientation au profit et des éditions privées, des studios, des agences et de firmes de production culturelles.
  • Liberté d’information et d’opinion : Nous voulons garantir la radio publique et légale et la liberté de presse dans les rédactions des compagnies de médias. Un raffermissement clair de la législation contre les cartels doit en finir avec la monopolisation des médias de masse. Nous voulons renforcer les droits des auteurs vis-à-vis des entreprises d’utilisation et en même temps trouver une compensation pour que l’usage non- commercial soit restreint le moins possible.

6) Développement régional : un recommencement pour l’Allemagne de l’Est et les territoires à faibles structures d’Allemagne de l’Ouest au lieu de division
La compétition néolibérale entre les locations aggrave l’inégalité régionale. Des métropoles et des centres de croissances se trouvent face-à-face à des régions structurellement faibles, décrochées et vidées. La forme de l’unification entre les deux Allemagnes a tournée le pays entre Elbe et Oder dans une région structurellement dépendante sur les transferts.

Une politique du « Continuons » est irresponsable.  Il est grand temps pour un changement de perspective et de stratégie. Le but à long terme est un développement économique et social qui se soutient lui-même aussi bien pour l’Allemagne de l’Est que pour toutes les régions à faible structures en République fédérale. Une autre politique économique en Allemagne est une condition nécessaire pour cela. La création de nouveaux chemins de développement pour l’Allemagne de L’Est demande une nouvelle structure d’innovation, d’investissement et de politique structurelle dans toute l’Allemagne ainsi qu’une promotion renforcée de l’organisation autonome d’en bas – dans les espaces locaux, les régions, les pays. Ce qui est nécessaire surtout, c’est :

  • Reconnaissance et respect : nous demandons pensions égales pour égale performance de vie et salaire égale pour travail égale. Nous nous engageons pour un respect égal des performances de vie à l’est et à l’ouest.
  • Une nouvelle politique régionale : Cela veut dire surtout une concentration sur les potentiels de développement existants dans toutes les régions, mais tout à fait différentes – indépendamment qu’il s’agisse de haute technologie, d’économie artisanale et commerciale, des universités, de l’économie de santé, des institution culturelles, du tourisme de nature, de l’agriculture biologique – et leur encouragement direct en tant que condition du maintien des emplois existants et de la création de nouveaux emploi. Ce qui est nécessaire c’est l’interrelation coopérative entre centres de croissance et espaces à faibles structures, ruraux et périphériques. Nous avons besoin de concepts régionaux spécifiques, qui créeraient une perspective viable pour toutes les régions.
  • Investissements renforcés dans l’éducation, la qualification et la recherche, des écoles maternelles passant par les universités et les institutions de recherche jusqu’aux entreprises innovateurs et aux circuits économiques.
  • Une politique changée industrielle, agricole et structurelle : Elle doit encourager des branches et des entreprises à grand avenir et créer, ensemble avec des institution scientifiques des centres de développement économique régionale, qui contribuent au renforcement de circuit régionaux économiques. Les conditions pour cela sont une allocation adéquate de crédit par les banques régionales et les caisses d’épargnes aux entreprises est- allemandes souvent faibles en capitaux propres ainsi que sécurité de planification pour la disposition de moyens de l’UE, du budget fédéral et du pacte solidaire. Des pays avec des problèmes structuraux et budgétaires particulièrement grands ne devraient devoir co-financer au lieu de la moitié seulement une partie moins grande des moyens de subventionnement.
  • Une réforme d’impôt et de finances destinée à équiper les pays et les communes avec les moyens nécessaires pour un développement durable.

7) Politique internationale et Union Européenne : Un monde de paix, de justice sociale et de démocratie au lieu de militarisation et de privatisation

La fin de la Guerre Froide devint le début d’une vague de nouvelles guerres. Les luttes pour la domination mondiale, pour l’accès à des ressources importantes et pour le contrôle géopolitiques sont menées d’une façon ouvertement militaire. Les dépenses mondiales d’armement sont montées à plus de 1000 milliards. Le collapse du développement indépendant ainsi que pauvreté, problèmes écologiques et conflits ethniques dans toute une série de régions mondiales ont amené beaucoup d’États au bord de la désintégration et ont déclenché des guerres civiles persistantes. L’ Union Européenne contribue à ces tendances par une politique néolibérale et par sa militarisation.

Un retour est nécessaire. La politique étrangère et de paix des gens de Gauche est fondée dans le droit international, aspire à la justice globale et à la réalisation des droits de l’homme et demande le bannissement mondial d’armes de destruction de masse. Uniquement la justice sociale, le développement durable et la démocratie peuvent garantir la stabilité et la coopération pacifique. Nos alternatives sont :

  • La politique étrangère allemande et européenne doit devenir une politique de paix : Ils ne doivent pas émaner des guerres du territoire allemand et européen. L’armée fédérale ne doit plus être utilisée pour des interventions militaires à l’étranger. L’utilisation de bases militaires étrangères sur les territoires de la République fédérale pour des guerres d’agression et des enlèvements en violation des droits de l’homme doit être terminée. Nous voulons nous passer d’alliances militaires comme l’OTAN. Les potentiels militaires de l’UE doivent être réduits et reconstruits en direction d’une incapacité structurelle d’agression et d’intervention. La prévention et la solution civiles de conflits ont la priorité. L’Allemagne devrait renoncer au développement et à la production d’armes d’agression, interdire des exports d’armes, résilier le stationnement d’armes atomiques en Allemagne et faire du désarmement une tâche de l’État, aussi par des pas courageux unilatéraux. Le désarmement mondial et une interdiction de toutes les armes de destruction de masses doivent figurer sur l’agenda international.
  • La construction d’un ordre économique mondial juste. Ici il y appartient des pas vers le contrôle et la régulation des marchés financier internationaux, arrêt de la privatisation des services existentiels publics, le transfert de ressources naturelles importantes dans la propriété de l’État, une rémission de dettes compréhensive pour les pays pauvres, l’augmentation de l’aide au développement à plus de 0,7% du Produit Intérieur Brut. Développement durable et droits sociaux doivent avoir la prééminence sur la libéralisation orientée vers le capital.
  • Réforme de l’ONU : L’objectif de la Charte des Nations Unies d’aboutir à un monde de paix et de respect des droits de l’hommes, demande un renforcement encore plus soutenu de l’ONU, des droits accrus de l’Assemblée générale face aux prétentions des puissances mondiales et des grandes puissances : des déportations, des prisons secrets et la torture sont à bannir partout au monde. La coordination des efforts internationaux pour un ordre juste de l’économie mondiale et de la société devrait être située auprès d’une ONU démocratisée et fortifiée.
  • Changement de l’Union Européenne : La Gauche s’engage pour que l’UE se développe d’une union européenne de l’économie et de la monnaie à une union européenne de l’emploi, du social, de l’environnement et de la paix. Des premiers pas importants seraient un programme européen d’investissement dans l’avenir pour le travail et l’environnement et une fiscalité sur le rendement de capital et des gains des entreprises ainsi qu’un contrôle démocratique du Banque Central Européen. Les États nationaux et l’Union Européenne doivent entrer une nouvelle relation. La clé pour cela est la démocratisation des États nationaux et de l’UE.

IV- Pour un changement de direction   

L’esprit  néolibéral de nos temps domine toujours. Des nouvelles grèves, les manifestations contre l’Agenda 2010 et Hartz IV ainsi que les résultats électoraux de la Gauche montrent, que cela ne doit pas continuer ainsi. Les citoyennes et les citoyens commencent à résister. C’est la tâche stratégique de la Gauche de contribuer à un changement des relations de force en tant que condition préalable d’un changement de cours. Pour cette raison nous sommes convenus sur les objectifs stratégiques suivants :

  • Confrontation avec l’idéologie du néolibéralisme et développement d’alternatives. Nous opposons à l’idéologie néolibérale des positions alternatives d’un autre chemin de développement. Celui-ci, nous allons le combiner aux expériences dans les entreprises et dans la vie quotidienne et les présenter de façon populaire et offensive dans la confrontation publique. Nous comprenons les problèmes économiques et sociaux surtout en tant que résultats des réponses fausses néolibérales aux nouveaux défis sous l’influence d’intérêts de capital ainsi que des expressions des processus de crises et de confrontation que l’économie capitaliste produit. Dans le débat public, la Gauche souligne la contradiction entre perspective individuelle économique et perspective sociale toute entière. Ce qui est urgemment requis, ce sont de l’éducation, du travail avec le public et des actions, un travail d’éducation à large envergure, la formation de réseau et l’intervention dans des discours scientifiques.
  • Alliance contre le néolibéralisme : Nous allons seulement vaincre le néolibéralisme s’il se forme dans la société une alliance large et un mouvement de rassemblement politique en faveur d’un changement de direction. Nous partons des intérêts communs de ceux travaillant dans des relations de dépendance en République fédérale et dans le cadre européen et international. Nous voulons contribuer à une alliance sociale, qui combine des employés hautement qualifiés et des équipes d’employés- clés ainsi que ceux et celles dans des situations précaires et à temps partiel, les professionnels indépendants et des entrepreneurs à orientation sociale. Nous allons appuyer des alliances contre l’extrémisme de droite, le racisme et l’anti-Sémitisme. Nous voulons approcher tous les gens qui s’engagent pour la justice sociale, l’émancipation et plus de démocratie, de paix et pour la conservation de la nature, indépendamment de leurs origines et de leur vue du monde.
  • Coopération stratégique : Le changement des relations sociales de forces est possible uniquement si la Gauche politique se place activement, ensemble avec des forces puissantes des syndicats, des mouvements critiques du mondialisme et d’autres mouvements sociaux, des initiatives, la science progressive et la culture contre le néolibéralisme et toutes les relations d’oppression dans la société. En tant que parti nous allons saisir les activités de ces mouvements et réaliser nos propres fonctions. Nous allons encourager tous nos membres de coopérer activement dans ces mouvements.
  • Travail extraparlementaire et parlementaire : Nous allons mobiliser les citoyennes et les citoyens contre les projets du néolibéralisme et nous nous engageons pour un nouveau mouvement de rassemblement. Des luttes politiques et les élections nous servent à défendre nos projets alternatifs de réformes et à lutter pour des majorités pour leur réalisation. Nous allons structurer le travail parlementaire de telle manière qu’il sert à la coopération avec des forces extraparlementaires de la Gauche, la présentation publique de proposition de réformes indépendantes et à l’introduction de travaux alternatifs, à la transparence de processus politiques, à l’examen de l’abus de pouvoir politique, au développement de nouvelles relations de forces sociales et de majorités politiques.
  • Projet social, développement d’alternatives et création d’un autre monde : La gauche voudrait fusionner proteste social, développement d’alternatives et création de chemins de développement qui mèneront au- delà de la société contemporaine. La participation dans des gouvernements pour la Gauche est un moyen d’action politique et de création politique, quand les conditions nécessaires pour cela sont données. Des conditions pour des participations dans des gouvernements sont l’amélioration de la situation des désavantagé/es et le renforcement de la co-détermination politique, la construction de barrières contre l’intervention néolibérale, l’imposition de projets alternatifs et des projets de réformes ; c’est-à-dire le changement des relations de forces et une contribution à l’introduction d’un changement de politique. La Gauche même au gouvernement n’est qu’aussi forte qu’elle est fortement ancrée dans a société et qu’elle reçoit du soutien social. La politique de gauche a besoin de critique qui la pousse plus loin, de pression publique et de mobilisation extraparlementaire. Nous entrons des alliances parlementaires avec d’autres forces politiques si cela promeut le changement de politique que nous avisons. Nous nous engageons en même temps pour un nouveau style de politique de transparence, de dialogue social et de contribution directe des citoyen/nes. Nous allons prendre en compte dans notre politique des possibilités diverses d’influence publique au niveau communal, régional (pays fédéral), fédéral et européen. Décisif pour l’imposition d’un changement de politique dans ce contexte est le niveau fédéral. Ici il repose la plupart des compétences qui sont nécessaires à cette fin, ici il prend place le plus de manœuvres d’aiguillage pointant vers l’avenir.
  • Action au sein du Parti de gauche Européen : Le Parti de Gauche Européen est un nouveau facteur dans la vie politique de l’Europe. Tout comme notre pays en Allemagne il est un pas vers l’unification de la gauche et offre la chance de déplacer ensemble les relations de force en Europe vers la Gauche. Des projets communs pour une Europe sociale, démocratique et pacifique peuvent avoir du succès.

Nous voulons créer un monde, dans lequel la dignité de chaque individu sera vraiment inviolable, où justice sociale, liberté et autodétermination, démocratie et paix seront réconciliées et où les hommes vivront en harmonie avec la nature. A cette fin, nous agissons pour une alliance ample de réforme. En commun, nous luttons pour que le capitalisme ne soit pas le dernier mot de l’histoire.

Traduit par Carla Krüger, le 8 octobre 2006